Autres - Somewhere in Méditerranée, deux journées de fou

- @oceansurfreport -
Sausset les Pins, Méditerranée (08/03/10) - Il était donc une fois, un matin tôt, et 3 mecs à l’eau... Essai littéraire sur le surf en hiver en Méditerranée. Et en option et en photos, quelques news de ces deux journées de fou qu'on a passé en Med...! Je ne vous dirais pas quand c'était. On s'est juste gavés un peu en secret! Somewhere in Med, Sometime early 2010, dans la pénombre de ce matin du deuxième mois de cette première année de cette nouvelle décennie qui entame un nouveau millénaire, deux jeunes gens arrivent sur un parking. Au sommet de la falaise, dans la lumière orangée de ce matin de février, des badauds d’un nouveau genre ont déjà dégainé leur mitraillette numérique, et claclaclac et claclaclac. Rafale, fusillade graphique en méga pixels. Mais pas le temps ce matin d’analyser ce fait social ni d’admirer le paysage, courons plutôt à la voiture enfiler nos combinaisons. Surf’s up ! Un détail d’importance au sujet de la Méditerranée : tous les étés, on attend l'hiver, tous les hivers on déteste l'hiver! Ici aussi, le froid nous taraude. Toujours est-il que je n'ai jamais acheté de chaussons depuis 10 ans. Mais il semblerait qu’aujourd’hui est une journée sous le signe du changement car j'irai m’en acheter le soir même au shop de Carine. Il se trouve que, par contre, je persiste toujours à dire non, niet, nibe, quedal, à la cagoule! Et que même, je préfère encore perdre une oreille! J'ai fui durant des années quand je jouais au rugby devant la hantise de me voir décerner le prix du “cagolin du match”, c'est sûrement pas pour me retrouver “cagoulé” deux ans plus tard! Et pourtant! Ils sont en grande majorité! 7 personnes sur 10 qui baignent dans notre banquise matinale ont daigné se parer d'un ustensile futile, la CAGOULE! Attrait qui, malgré l’ère du tout-marketing de nos chères marques de surf restera toujours si peu fashion... Le peak est tel un iceberg sur lequel les pingouins se dorent la pilule entre deux pêches à la sardine! Après la polémique sur la Burka, à quand une polémique sur les surfeurs en néoprène intégral ? Un jour, quelqu'un à dit “Sous leur néoprène plus qu'intégral, le sang de leur corps n'irrigue plus que leur figure, ils sont tellement rouges qu'on dirait qu'ils ont mis leurs tête contre une fusée de détresse pour bateau!” et quand il a dit ça, ça m'a bien fait marrer ! Mais quelque chose m'interpelle encore plus... “Mec, avec ta cagoule on ne voit plus que ton nez! Et tu ne vois plus rien” Comment ces gars là font ils pour ne surfer rien qu’à l'odorat...? J'ai été drôlement bête de croire que mes yeux étaient indispensables à la pratique du surf… Alors, je reste “unbelievable”, lorsque je me dis qu'un “cagoulé NASAL” (comme j'aime à appeler mes amis 99% néoprénisés), qui surfe à Epluchures Beach sur nos chères plages de Marseille doit avoir ses récepteurs sensoriels qui lui indiquent des choses bien bizarres... Théorie démontrée que surfer “au nez” n'est pas toujours une solution envisageable.. J’en profite pour vous dire que SURFRIDER FOUNDATION organise début mai la “journée des épluchures”, sur les plages du Prado, et que cette journée est destinée à sensibiliser les Marseillais ET AUTRES à la pollution de leurs plages, et à mettre en avant un processus d'actions afin de faire bouger les choses! Venez nombreux! (Affaire à surveiller de près sur http://surfrider13.free.fr/). Soudain, Fred rame sur une vague, va pour se lever... mais en oublie de se lever... Drôle d'idée que cette idée... Un loops piqué pas loin des rochers et une crampe plus tard, il sortira faire des photos! Le surf par mistral en Méditerranée, c'est quelque chose de particulier. Il peut y avoir 1m50 à la série, la période étant super longue, on peut se retrouver à attendre 15 minutes entre deux séries. Je grelotte tellement que les poissons doivent se dire que c'est un sous-marin qui passe! Je perturbe la localisation sonar des baleines et vais finir par me faire emmerder par la Sea Sheperd ou Greenpeace. Et puis je sortirai faire des photos aussi, tant pis, de toute façon puisqu'on y est ... C'est à ce moment là, que je me heurte à cette problématique récurrente: Comment trouver un angle de vue fun, innovant, original, pour sortir des chemins balisés de ces clichés que l'on voit trop souvent. “Souriez pour surf report!” Inutile de vous dire que la “BlackCatTeam” a encore frappé dans mon dos. L’équipe des abonnées à pas-de-bol.com. La bombe arrive et évidemment, ma carte mémoire 8Go est pleine! Entre ça et la mise au point automatique qui n’a pas encore dévoilé tous ses mystères, je suis pas gâté! Il y a aussi le mauvais choix de l'objectif, la suppression d'une photo de fou par mégarde, j'en passe, ce serait trop long! Etre photographe, c’est un métier après tout. On ne s'imagine pas qu'après ça, il y ait autant de boulot...Trier 1200 photos qui remplissent mon ordinateur, recadrer, mettre les dimensions de chaque photos “par 1250” puis écrire un texte à la wanegaine! C'est du travail d'être “surfareporter”... Heureusement que le plaisir y est quand l'article paraît! En bonus, ces jours-là, la compétition du comité PACA, première étape depuis 3 ans qui se fait dans du swell, pour une fois que la waiting period permet un weekend de vagues! Toutefois, le niveau était très bon, et il augmente d'année en année, les groms progressent chaque hiver et la concurrence va bientôt être rude! Ne le dites pas, le buzz de 2010 c'est au sujet du Search de Rip Curl… ce sera en Méditerranée... Sur ce, je pars dans les Landes..." Crédit photos : Grégory Delaspre et Fred Hémard. Powered by Christophe
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