Environnement - Les masques jetables, prochain fléau de nos océans ?

Il faut agir, sous peine de cohabiter avec un nouvel arrivant au line-up.

- @oceansurfreport -

Cet article date du 27 mai dernier, et il est plus que jamais d'actualité. 

On en a distribué des millions afin d'endiguer l'épidémie de Covid-19 et sauver des vies, mais à quel prix ? Depuis des années, les plastiques à usage unique polluent les océans et posent de sérieuses problématiques environnementales. Pailles, gobelets, emballages... Une liste à laquelle viendraient s'ajouter les masques chirurgicaux jetables. Depuis quelques semaines en France comme ailleurs, on en trouve sur les trottoirs, dans les égouts et dans les parkings des hypermarchés. Si l'on agit pas à temps, ils finiront tous dans l'océan.


Vers un désastre environnemental ?

En France, ce sont des plongeurs de l'association "Opération mer propre" qui ont tiré la sonnette d'alarme. Lors d'une opération dans le Golfe Juan au large d'Antibes (Côte d'Azur) dimanche dernier, leurs membres ont amassé près de environ 200 litres de déchets divers, parmi lesquelles se trouvaient cinq masques chirurgicaux jetables et quatre gants en latex. Et ce n'est qu'un début selon Laurent Lombard, l'un des plongeurs. "Sachant que plus de deux milliards de masques jetables ont été commandés, il y a bientôt le risque de voir plus de masques que de méduses dans les eaux de la Méditerranée !", a-t-il exprimé à nos confrères de France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Entre prévention et sanction

À l'instar des couches et des serviettes hygiéniques, les masques chirurgicaux sont généralement constitués de polypropylène, un polymère dérivé du pétrole. Une matière qui mettrait entre 300 et 400 ans à se décomposer dans la nature (voir infographie ci-dessus).

Que faire pour éviter ce désastre environnemental ? Le ministère de l'Écologie a entamé une campagne de sensibilisation, entre affichages dans la rue et spots radio, pour rappeler aux Français les règles à adopter en matière de traitement des masques usagés. Avec le #TousMobilisés, il espère préserver l'environnement et protéger les agents de collecte tout en limitant la propagation du Covid-19.


Plus radical, le député LR Eric Pauget de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes a proposé de durcir la réglementation et a déposé une proposition de loi en ce sens en sanctionnant le dépôt sauvage de gants et de masques d'une amende de 300€.

Quoiqu'il en soit, qu'il s'agisse d'une prise de conscience générale ou d'une sanction effective ou dissuasive, la question du recyclage des masques et des bons gestes à adopter doit être posée. Dans le cas contraire, on devra cohabiter avec un nouvel arrivant au line-up.

Photo à la une : Opération Mer Propre

   
Mots clés : masque, coronavirus, covid-19, recyclage, pollution | Ce contenu a été lu 4273 fois.
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