Interview - Rencontre avec Ian Walsh

Big Wave Rider

- @oceansurfreport -
Ian Walsh est né en 1983 à Maui. Ce free surfeur de gros n’a pas attendu longtemps avant de se jeter dans les vagues. A 16 ans, il affronte déjà la mythique vague géante de Jaws. A 18 ans, il décide de parcourir le monde à la découverte des plus grosses vagues de la terre. Après plusieurs nominations pour la « vague de l’année » au Billabong XXL, ses plus récents exploits l’ont ramené chez lui à Jaws et à Cloudbreak-Fiji (ici en vidéo) où il a dompté de nouveau des vagues hors du commun en surf (et sur un hot dog gonflable !). De passage en France pour l'inauguration du Showroom Fox dans les locaux d'Olatu Leku à Anglet, celui qu’on surnomme Walshy, a répondu à nos questions sur ses passions, ses projets et son surf.

 

Ocean Surf Report : Salut Ian, peux-tu te présenter ?

Ian Walsh : Mon nom est Ian Walsh, j'ai 30 ans et je vis à Hawaii. J'adore, le surf, le snowboard, le football (j'aime aller voir des matchs en Espagne à Barcelone), le football gaélique et la cuisine.

 

OSR : Tu es un bon cuisinier ? Quel est ton style de cuisine ?

IW : Je suis un bon cuisinier mais j'ai besoin d'apprendre encore et toujours. J'aime cuisiner le poulet, la viande, les spécialités italiennes et bien sûr françaises.

 

OSR : On connait ta passion pour le snowboard, peux-tu nous en dire un peu plus ?

IW : J'adore le snowboard autant que le surf. Je vais rider en Alaska, Canada, Wyoming, Chili. C'est comme pour le surf, j'adore être connecté avec les éléments naturels et me retrouver dans ces grands espaces avec un fort sentiment de liberté.

 

OSR : Quels sont tes projets pour les prochaines semaines ?

IW : Je m'entraine à Hawaii et après je vais aller chercher des grosses vagues un peu partout dans le monde. Ca va être des moments importants pour moi.

 

OSR : Que penses-tu des vagues françaises ?

IW : J'adore venir en France pour ses vagues tranquilles, ses spots de beach et de reef breaks. J'aime aussi la France pour son histoire, sa cuisine, sa tranquillité de vie et ses jolies filles…J'adore la France et je vais essayer d'y venir le plus possible...

 

OSR : Tu surfes de très grosses vagues. Teahupoo, ça représente quoi pour toi ?

IW : J'ai surfé plusieurs fois Teahupoo, la vague est fantastique et puissante mais j'aime venir aussi en Europe pour surfer les spots de gros d'Irlande, Ecosse, Espagne et Portugal. Je vais essayer de planifier des sessions là-bas durant les gros swells de cet hiver.

 

OSR : As-tu un entrainement spécifique pour surfer des grosses vagues ?

IW : Oui, l'entrainement est très important et très intense en effet. Quand j'étais plus jeune je ne faisais pas grand chose. Maintenant, je passe beaucoup d'heures à faire du renforcement musculaire, environ 6 jours sur 7. Je pratique aussi l'apnée pour pouvoir contrôler mes sens et apprendre à connaître mon corps. J'essaye chaque fois de pousser mes limites mais de façon contrôlée. Je fais aussi très attention à mon alimentation, j'ai un régime spécial que je suis attentivement. C'est très important pour moi. Il en est de même pour le sommeil et la récupération.

 

OSR : Quel est ton meilleur et pire souvenir en surf ?

IW : Mon meilleur souvenir en surf, c'est à chaque fois que je surfe ! C'est tout le temps différent, je découvre de nouveaux spots, de nouveaux pays et je fais de très belles rencontres.

Mon pire souvenir est un gros wipeout à Jaws il y a 8 ans de cela. C'était lors d'une session de surf tracté, je suis bien parti et j'ai tenté un gros tube dans une vague bien épaisse. La lèvre s'est refermée sur moi et m'a complètement écrasé. Je n'avais plus d'air dans mes poumons, mes pieds tapaient sur mon corps, j'étais comme un pantin dans une machine à laver. Je ne voyais que du noir, je n'avais plus aucune notion de l'espace. Je me suis mis à paniquer car ça faisait quasiment 40 secondes que j'étais sous l'eau. J'avais de moins en moins de force car en manque d'oxygène mais je n'avais pas d'autre choix que de lutter pour m'en sortir. Je me souviens que mon cerveau disait à mon corps de continuer à nager mais physiquement je ne pouvais plus, j'avais des crampes partout... Finalement, je réussi in extremis à sortir la tête de l'eau et là, comme dans un film, je reprends un paquet sur la tête, une vague énorme qui détache mon gilet de sauvetage… l'angoisse… et enfin un jet ski me récupère…Ouf ! Je suis remonté sur le jet ski et entre le stress et le manque d'oxygène, j'ai fait un malaise puis j'ai réussi à récupérer petit à petit.

OSR : Quels sont tes shapers et ton quiver de planches ? 

IW :  J'ai une centaine de planches qui démarrent de 5'3 à 10'6. Ma planche de tous les jours est une 6'0 et ma planche de rame pour Jaws est une 10'6 montée en quattro. J'ai commencé en surfant des thrusters et j'ai essayé une fois un quattro à Jaws et c'était tellement plus rapide, stable et facile à tourner. Et actuellement, toutes mes planches pour Pipeline, Fiji, Teahupoo sont toutes montées en quattro mais beaucoup sont montées en 5 dérives, cela me permet de les surfer soit en thruster soit en quattro. La configuration en 4 dérives (quattro) me donne plus de confort, ce qui me permet de partir beaucoup plus en retard sous la lèvre. 

Mon shaper pour mes planches pour Jaws est Christenson et pour mes petites planches est Mayhem. Je suis en étroite relation avec Christenson avec qui j'échange toutes les semaines.


Merci à Ian Walsh d’avoir répondu à nos questions et bonne continuation à lui. Propos recueillis lors de l'inauguration du Showroom Fox à Anglet le 19 Septembre 2013 par Frédérique Seyral, David Charbonnel, Sylvain Bruneau et Benjamin Gufflet.

Si vous ne visualisez pas la vidéo, cliquez ici.

Mots clés : ian walsh, surfeur de gros, red bull, hawaii, jaws | Ce contenu a été lu 2747 fois.
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