Région - Jan Bijl : ''J'aime vraiment shooter en France, c'est presque devenu une deuxième maison''

Le photographe néerlandais, qui fige régulièrement les spots du Finistère et des Landes, évoque son amour pour l'Hexagone.

- @oceansurfreport -

Jan Bijl, 43 ans, fait partie de ces amoureux de la France. Au détour d'un trip corporate pour des marques ou pour y passer ses vacances d'été, ce photographe professionnel spécialisé dans la publicité et originaire de Rotterdam (Pays-Bas), a passé du temps à shooter les multiples visages des spots français. C'est à l'âge de 18 ans que Jan s'est pris de passion pour la photographie, au point d'y consacrer ses études, puis une carrière qui l'a d'abord mené du snowboard, sa première passion.

Après avoir terminé son cursus scolaire, le Néerlandais s'est installé quelque temps à Zarautz (Espagne) où il a découvert le surf. À son retour au pays, il sacrifie une partie de ses économies dans une caisson étanche et fait ses débuts au line-up. Les premiers essais ne sont pas concluants. Les conditions climatiques rudes, le décor sombre et les petites vagues de ce pays du nord de l'Europe empêchent Jan de mettre en lumière son potentiel.

Mais les heures passées à l'eau lui permettront néanmoins d'aiguiser son sens marin et sa sensibilité photographique. Lors d'un trip dans les Landes avec le surfeur néerlandais Yannick de Jager, Jan remplit ses cartes mémoires d'images. Un shot retiendra l'attention du périodique ''6|Surf'' et le Néerlandais signera sa toute première couverture de magazine. Un accomplissement personnel et le résultat d'une belle et longue histoire d'amour pour un pays qu'il considère comme "sa deuxième maison".

Surf-Report : Jan, tu es parti plusieurs fois en Bretagne pour des surf-trips. En quoi cet endroit est-il spécial pour le surf comme pour la photographie ?

Jan Bijl : J'ai toujours pensé que la Bretagne abritait uniquement des vagues comme la pointe de la Torche. Plutôt grosses et pas vraiment intéressantes à photographier en aquatique. Mais quand Gaspard (Larsonneur) m'a invité à le rejoindre chez lui, j'ai vu à quel point la région était belle ! Les paysages, les vagues... Kaspar Hamminga (surfeur néerlandais, n.d.l.r) et moi, on a halluciné ! Si on prend le temps de choisir le bon spot, on trouve constamment du vent offshore quelque part. Non seulement Gaspard nous a montré les plus belles vagues du coin, mais il nous a aussi fait découvrir les meilleures spécialités locales !


Justement, Gaspard Larsonneur est-il un bon sujet à photographier ?

Travailler avec Gaspard, c'est toujours un plaisir ! Il apporte de la bonne humeur et il est tout le temps motivé pour surfer. Et puis c'est simple : à chaque fois qu'on shoote ensemble, on score.

Quels sont les autres surfeurs français avec lesquels tu aimes travailler ?

Je me rappelle avoir fait un shooting avec Yannick de Jager sur la plage des Cavaliers (Anglet). Et il y avait ce jeune surfeur qui essayait de se placer devant mon objectif pour me permettre d'avoir de belles images. C'est comme ça que j'ai rencontré Boris Romann (originaire du Pays basque et moniteur de surf dans les Landes, n.d.l.r), un surfeur avec beaucoup de style ! J'ai aussi fait un trip incroyable avec Tristan Guilbaud en Écosse, un des meilleurs voyages de ma vie. Et puis comment ne pas citer les surfeurs bretons Gaspard Larsonneur et Ian Fontaine.


À quel point la côte landaise est-elle intéressante à shooter ?

J'aime vraiment shooter ici, c'est presque devenu une deuxième maison. Sur les 20 dernières années, j'ai passé tous mes étés en France. Quand je décide de faire de la photo de surf dans les Landes, ce n'est pas nécessairement reposant car généralement, c'est tôt le matin que le vent est offshore. Mais même si le vent est défavorable, les bancs de sable sont vraiment bons... Et aller à la boulangerie après avoir été à l'eau, c'est que du bonus.

Quel est le spot que tu préfères photographier en France ?

Il y a cette droite située quelque part en Bretagne, qui offre parfois des barrels incroyables... J'en rêve encore, alors que ça fait des années que je n'y suis pas allé ! L'eau est aussi claire que du cristal et les locaux sont vraiment engagés !


Et si l'on met de côté le potentiel surf de la France, qu'est-ce qui t'attire ?

Comme je l'ai dit, c'est presque devenu un seconde maison. J'ai vraiment hâte que les choses reviennent à la normale pour que je puisse à nouveau reprendre mon activité à plein temps. Ça me permettra de passer à nouveau des vacances d'été en France. Je ne sais pas encore où j'irai, donc en fonction je prendrai un pain au chocolat ou une chocolatine au petit-déjeuner (rires) !

Gaspard Larsonneur, Bretagne.

Boris Romann, Landes.


Boris Romann, Landes.

Bazile Pinel.

Le crew breton.

Retrouvez le travail de Jan Bijl sur Instagram et sur www.janbijl.com

                 
Mots clés : jan bijl, gaspard larsonneur, ian fontaine, boris romann, landes, pays basque, bretagne | Ce contenu a été lu 3821 fois.
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