Région - Piscine à vagues dans le Pays Basque Espagnol : un sujet qui divise...

Des remous du côté de Saint-Sébastien qui révèlent des opinions fortement opposées.

- @oceansurfreport -

D'un côté, Wavegarden, l'un des créateurs de vagues artificielles les plus en vogue du moment, en association avec le conseil municipal de Donostia San Sebastian. De l'autre le collectif Antondegi Berdea- Olatuak Itsasoan, formé par Surfrider Foundation Europe, Eguzki, Fridays for Future, Haritzalde, Parkea Bizirik, Itsas Enara, Bizilagunekin, et soutenu par Greenpeace, Surf & Nature Alliance et SEO-Birdlife. Les sept associations se sont alliées afin de dénoncer l'artificialisation du sol, la consommation d'eau et d'énergie engagée, ainsi qu'un risque pour la faune aviaire locale.

Une liste de 18 raisons détaillées a été dressée en ce sens afin d'expliquer les raisons pour lesquelles elles s'opposent au projet. Deux catégories distinctes : des raisons environnementales et d'autres liées directement à la pratique du surf. On relève notamment dans cette liste la dégradation des écosystèmes de la région et l'irresponsabilité environnementale engagée, mais aussi le manque de corrélation avec les valeurs du sport. 



Ce projet de création d'une vague artificielle dans le sud du pays basque a été annoncé en décembre dernier. C'est sur la colline d'Antondegi, non loin de Saint-Sebastien que six hectares pourraient être consacrés à la réalisation de ce complexe. Le hic, c'est que cette zone se situe à seulement quatre kilomètres de la côte, où il est possible de surfer dans des vagues naturelles. Il s'agit également de l'un des derniers lieux préservés du secteur, d'un habitat naturel et d'un couloir de migration pour de nombreux animaux, dont certains sont des espèces menacées. 

L'entité Wavegarden s'oppose, elle, à ces allégations en déclarant que la construction d'une piscine à vagues bénéficierait à la région (notamment dans le cas du problème actuel de surpopulation de surfeurs dans la région) tout en s'efforçant de démontrer à quel point le dispositif proposé pourrait être respectueux de l'environnement.

Le "Surf Park" d'Alaïa Bay, au cœur des Alpes suisses.


À noter que bien avant l'entrée en scène de Josema Odriozola, PDG et cofondateur de Wavegarden, la ville de Saint-Sebastien avait déjà prévu un certain type de développement sur le site proposé. Dès lors, plusieurs projets étaient en concurrence, dont celui de piscine à vagues. Ce dernier considère qu'une installation Wavegarden serait une excellente utilisation du terrain pour de nombreuses raisons, présentant notamment son installation comme une option beaucoup plus respectueuse de l'environnement que d'autres types d'installations sportives qui pourraient être placées à cet endroit.

Les créateurs de Wavegarden n'en sont d'ailleurs pas à leur coup d'essai dans le secteur. Leur projet du côté de Saint-Jean-de-Luz avait été stoppé il y a quelques mois, tout comme celui de Barcelone en 2018. Ils ont construit à ce jour six installations (Royaume-Uni, Brésil, Australie, Corée du Sud et Suisse) et compte un portefeuille de plus de 45 projets à différents stades d'exécution partout dans le monde.



Le 15 juillet dernier, une journée d'information et de protestation organisée par le collectif Antondegi Bardea a eu lieu à la plage la Zurriola à Saint-Sébastien dans le cadre de ces contestations. L'action de communication publique a commencé par l'installation d'une tente d'information dans les environs de Sagües, ouverte aux personnes intéressées et curieuses d'en savoir plus sur le projet. Des membres du collectif distribuaient également des flyers informatifs sur la promenade de la Zurriola, exposant les solides arguments que le groupe utilise pour demander au conseil municipal de Saint-Sébastien de mettre fin à ce projet.

Au même moment, des surfeurs affichaient fièrement des pancartes sur lesquels étaient inscrits des messages tel que « Pourquoi à 4 kilomètres de la mer, c'est absurbe ! ». L'action phare de la journée restait néanmoins le moment où une trentaine de surfeurs se sont mis à l'eau avec leur planche pour brandir une pancarte de 15 mètres de long avec inscrit « Antondegi Berdea - Olatuak Itsasoan - Non aux vagues artificielles à Saint-Sébastien ».


Du point de vue surf, l'une des questions centrales reste de savoir si cela réduira ou non la surpopulation des spots reste entière. Wavegarden affirme que son installation contribuera à réduire le problème alors que le groupe Antondegi pense qu'elle contribuera au contraire à la surpopulation du secteur en attirant davantage de surfeurs.

On vous laisse donc faire vos pronostics en attendant la confirmation ou non de ce projet...
         
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