Surf - Article département # 5 : Les Landes Dia !

Avec Didier Piter, ses souvenirs, sa vision

- @oceansurfreport -

 

A la rédac de Surf-Report, nous avons décidé de faire un petit tour des régions françaises afin de vous faire partager le charme de chaque coin de paradis de notre bel Hexagone. Cinquième étape de notre périple : Les Landes. Outre le foie gras, ce département de la région Aquitaine est mondialement connu pour la qualité de ses beach breaks et ses champions locaux. Didier Piter, l'un des premiers français à avoir fait parler de lui sur la scène internationale nous livre son expérience et son ressenti sur l'évolution du surf dans les Landes.

 

Les Landes :  

Chef lieu : Mont-de-Marsan

Population : 340 000 habitants

Superficie : 9 243 km²

Plages : 106 km de plages

Point culminant : Lauret avec ses 237 m

Spots les plus connus : Biscarrosse, Mimizan, Vieux Boucau, Seignosse, Hossegor, Capbreton.  

 

 

Océan Surf Report : Salut Didier, peux-tu te présenter brièvement pour les internautes de Océan Surf Report ?

Didier Piter : J'ai 41 ans et surf depuis 28 ans. J'ai obtenu quatre titres de champion d'Europe et de France entre 1990 et 2000. Je me suis reconverti depuis 2000 dans le coaching de surfeurs de haut niveau comme Marc Lacomare, Joan Duru, Frederico Morais, William Aliotti et d'autres membres de l'équipe de France?

 

OSR : Tu as été l'un des premiers surfeurs français à te faire remarquer sur la scène internationale. Je pense notamment à cette demie finale à Pipe en 2001. Comment as-tu commencé le surf ? Avec quels moyens ? 

D.P : J'ai commencé le jour de Noel 1983 à Dakar avec le vieux twin de mon frère et j'ai eu le coup de foudre immédiat. Puis, j'ai progressé en regardant religieusement le film « free ride » et en mettant en pratique avec mon pote Philippe Malvaux?Pas trop de moyens au début mais j'aurais payé pour surfer s'il avait fallu, donc pas de souci?Et puis j'ai eu la chance d'arriver à l'époque où l'industrie commençait à bien se développer donc j'ai pu suivre cette passion même si les contrats n'avaient rien à voir avec ce qui se passe depuis l'an 2000?

 

OSR : Avec le recul, comment qualifierais-tu l'évolution du surf dans les Landes entre tes débuts et maintenant ? Ca n'a rien à voir j'imagine ?

 D.P : Je suis venu pour la première fois dans les landes en 1987. Je me souviendrai toujours du jour où Jean Saint-Jean m'a fait faire le tour de tous les spots entre Hossegor et Seignosse. C'était un beau jour d'automne et il n'y avait pas plus de 10 surfeurs sur toute la zone? Cela ne pourrait plus arriver aujourd'hui à Hossegor, sauf pendant la ronde des sables? Le surf s'est considérablement développé et démocratisé. Le surf business a réellement fait connaître les landes et permet à des milliers de personnes de vivre du surf directement ou indirectement?Le revers de la médaille est ce monde à l'eau sur certains spots mais cela fait partie du package? Et heureusement la côte Landaise est vaste et regorge de bancs de sables.

 

OSR : Qu'est ce que tu aimes dans ton département ? Tu as voyagé un peu partout dans le monde, es-tu maintenant installé durablement dans les Landes?

 D.P : J'aime la nature omniprésente avec ses multiples visages, la culture « bon-vivant », les saisons, la magie des bancs de sable qui apparaissent et des sessions « hold-up »? Rien ne change mais c'est un éternel recommencement?J'adore voyager mais j'adore revenir.

 

OSR : Tu as été entraineur des équipes de France pendant sept ans et tu coaches maintenant les jeunes du team Volcom ? Comment analyses-tu la jeune génération et les jeunes landais ? Qu'est ce qu'ils leur manquent encore pour intégrer l'élite (je pense notamment à Marc Lacomare et Johan Duru) ?

 D.P : Il manque à la plupart des jeunes talents une obsession pour le surf sans faire de concessions? C'est difficile pour certains de quitter les landes, la belle vie et toute l'ambiance pour aller au bout du monde?Jeunesse se passe c'est normal, mais cette vision doit changer. Il est très facile de tomber dans la facilité en se contentant d'un statut local, national ou Européen. Nous sommes dans un système où on est vite mis sur un piédestal, et la complaisance est facile, alors que le surf demande un maximum d'humilité de contact avec l'élément? Aussi le surf évolue vraiment très vite et peu savent évoluer avec lui sans se faire larguer? La vision du surf est essentielle pour progresser justement et y arriver.

En ce qui concerne Marc et Joan ils ont tout le talent et l'envie c'est certain. Ils sont jeunes et sur la bonne voie mais ils ont de la concurrence, et n'ont peut-être pas encore mesuré toute la dimension du haut niveau et des sacrifices à faire pour accéder à l'élite.

 

OSR : Comment vois-tu le surf landais dans 20 ans ? Comment aimerais-tu qu'il évolue ?

D.P : Le monde à l'eau sur certains spots pourra poser quelques problèmes c'est certain. Mais Il y aura toujours des sessions magiques, et des surfeurs qui savent les pressentir, les flairer?J'aimerai que soit préservé l'environnement local et que certains projets comme le projet EDF « Salins des landes » ne voient pas le jour.

 

OSR : J'imagine que tout au long de ces années tu as accumulé pas mal de moments uniques dans les Landes. Peux-tu nous faire partager le plus marquant ?

D.P : Désolé mais il y en a vraiment eu trop pour choisir : les mises à l'eau au lever du jour, les sunset magiques, les heures passées à chercher le bon banc de sable, les cris en passant la dune, les sessions hold-up à 2 ou 3 au moment où les éléments se mettent en place, les frayeurs à la gravière ou la nord, les tubes, les reformes, ?vraiment c'est comme dans le cochon, tout est bon et il n'y a rien à laisser !

 

OSR : Racontes nous ta journée typique landaise, les endroits, l'ambiance? ?

 D.P : Un bon café et des viennoiseries au centre ville à Hossegor, un check à la nord pour décider des options, puis le bon timing sur le bon banc de sable observé et étudié les jours précédents?Puis un bon apéro et diner chez Monette ou aux Roseaux avec la famille et les potes pour débriefer la session?

 

OSR : Pour finir fais nous rigoler un peu ? as tu une ou deux expressions landaises sous le coude ? :-)

 D.P :  « Lai lai !» bien sur ! Le cri de guerre de certains locaux avant de se lancer dans le creux ou tout autre aventure périlleuse?Mais le devoir de réserve m'oblige à me taire.

Pour finir j'ai une pensée pour Jean Sarthou qui était profondément amoureux des Landes et de sa culture.

 

Petite interview rapido les Landes vu de l'extérieur : Top à la vachette !

 

Pays Basque ou Gironde ?
Euskadi

 

Foie Gras ou Confit de canard?
Foie gras avant , confit après.

 

Lla Gravière ou les Culs Nus ?
Gravière avec des culs nuls sur la plage.

 

Armagnac ou vin de Tursan ?
Armagnac

 

Les Rouges de l'US Dax ou les Abeilles du Stade Montois ? 
Tyrosse

 

Course landaise ou Corrida ?
Course landaise

 

Maïs ou pins des Landes ?

Pins des landes

Rock food ou Dick's sand bar? 
Chez Monette

Fêtes de la Madeleine ou Fêtes de Morcenx ? 
Fêtes d'Angresse !

 

Merci Didier d'avoir répondu à nos questions et nous te souhaitons de bonnes sessions landaises pour cet été !

 

Crédit photo :  Lesbats Alex Photographies - www.lesbats-photo.com

Source : Maxime

 

 

 

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